COMMENT COMPRENDRE LA CRUAUTÉ HUMAINE ?

 

                                                                                   COMMENT COMPRENDRE LA CRUAUTÉ HUMAINE ?

                                                    « Ce n’est pas la violence des méchants qui me blesse, c’est le silence des bons. » Nelson Mandela

Il y a des blessures que personne ne voit, mais qui saignent chaque jour dans le silence d’un sourire forcé. Des cicatrices que l’âme recouvre de silence, de pudeur, de “ça va” murmurés pour ne pas déranger.

La cruauté humaine
Un mot dur, tranchant. Un mot qui fait peur, qui réveille des souvenirs enfouis.
Et pourtant, ce mot habite notre monde. Il rôde dans les couloirs de l’école, dans les murs d’un foyer, dans le non-dit d’une famille, dans le silence d’une relation.
Il est parfois dans le regard, souvent dans l’indifférence, toujours dans le manque d’amour.

Aujourd’hui, je vous emmène dans une histoire vraie, une histoire qui a bouleversé mon cœur de coach, mais surtout d’homme. Une histoire pour comprendre, ressentir, guérir.

L’histoire de Binta : La douceur brisée par la méchanceté du monde

Binta avait 27 ans. Elle était de celles qu’on dit « trop sensibles », « trop bonnes », « trop rêveuses ».
Elle était lumière dans un monde souvent obscur. Elle croyait en l’amour, en la beauté des gens, même lorsqu’ils lui montraient leur laideur. Elle disait toujours : « Je ne veux pas devenir comme eux. Je veux continuer à aimer, même quand ça fait mal. » Binta

Je l’ai rencontrée lors d’un de mes séminaires, à Paris. Elle s’était assise au dernier rang, timide, discrète, mais ses yeux… ses yeux criaient ce que ses lèvres ne disaient pas. Ils criaient la douleur d’avoir trop donné.

Binta avait été trahie par l’homme qu’elle aimait, humiliée par sa famille, moquée par ses collègues. On lui avait reproché d’être trop gentille, comme si la bonté était une tare.

Son compagnon, Lamine, était son grand amour. Mais il la rabaissait sans cesse. Il la trompait, la culpabilisait, lui disait qu’elle n’était « rien sans lui ». Et elle y croyait. Parce qu’elle l’aimait, parce qu’elle espérait qu’un jour, il changerait.

« L’amour ne blesse pas. Ce sont ceux qui ne savent pas aimer qui blessent. »  Lucie Mariottie

Un jour, elle est rentrée plus tôt du travail. Elle l’a trouvé dans leur lit avec une autre. Le regard qu’il lui a lancé à cet instant… Ce n’était pas de la honte. C’était du mépris. Comme si elle était la coupable de sa propre douleur.

Elle n’a rien dit. Elle a juste tourné les talons, et elle est partie.
Et c’est ce jour-là qu’elle m’a écrit : « Moulaye, est-ce que la bonté est une faiblesse ? Est-ce que la cruauté est la loi du plus fort ? » La réponse que je lui ai donnée… et que je vous donne aujourd’hui

Non, la bonté n’est pas une faiblesse. C’est un choix. Un choix héroïque. Un choix qui demande un courage que la cruauté ne connaîtra jamais.

Comprendre la méchanceté humaine, ce n’est pas la justifier.
C’est oser regarder l’ombre en face et y trouver la lumière cachée.

« Quand quelqu’un vous blesse, il vous enseigne ce qu’il ne sait pas guérir en lui-même. » Laurent Gounelle

Les gens cruels ne le sont pas par nature. Ils le deviennent. Par peur. Par souffrance. Par manque d’amour. La cruauté est souvent le masque que porte la douleur non exprimée.

Mais attention : comprendre ne veut pas dire accepter l’inacceptable.
La lumière ne pactise pas avec l’obscurité. Elle l’éclaire. Et elle s’en éloigne.

Un regard de sagesse : ce que disent les maîtres du cœur

Sadhguru dit : « Ce que vous appelez ‘moi’ est une fabrication de vos mémoires. Si vous avez trop de souffrance, c’est que vous vous êtes trop attaché à ce que vous n’êtes pas. »

Miguel Ruiz, dans Les Quatre Accords Toltèques, nous rappelle : « Ne prenez rien personnellement. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. »

Et Paulo Coelho, le poète des âmes libres, murmure : « Les blessures que nous infligeons aux autres sont souvent celles que nous n’avons jamais su guérir en nous-mêmes. »

La cruauté humaine, c’est une douleur mal aimée, une détresse mal soignée, un cœur qui ne sait plus comment demander de l’aide… alors il attaque. Mais ce n’est pas une excuse. Ce n’est jamais une excuse.

Et Binta, aujourd’hui ?

Elle a guéri. Pas du jour au lendemain. Il a fallu des mois. Des pleurs. Des silences. Des nuits sans sommeil. Mais elle a choisi de renaître.
Elle a quitté son travail toxique. Elle s’est formée à la psychologie positive. Elle est devenue accompagnatrice pour femmes en reconstruction. Elle a choisi de ne pas devenir ce que le monde a essayé de faire d’elle.

« L’important n’est pas ce que le monde fait de nous, mais ce que nous faisons de ce que le monde fait de nous. » Jean-Paul Sartre

Et un jour, elle m’a écrit ces mots, qui m’ont bouleversée : « Merci, Moulaye. Ce n’est pas la vie qui m’a brisée. C’est la méchanceté des gens. Mais aujourd’hui, je transforme chaque blessure en une fleur que je tends à d’autres. »

Comment, vous aussi, guérir de la cruauté des autres ?


  1. Reconnaissez votre douleur.

    Ne la minimisez pas. La cruauté laisse des séquelles. Ne vous excusez jamais d’avoir mal.
  2. Coupez les liens toxiques.
    Même si c’est dur. Même si c’est votre famille, votre amour, votre “meilleur ami”. Vous ne devez rien à ceux qui détruisent votre lumière.
  3. Aimez-vous comme jamais.
    Traitez-vous avec la tendresse que vous avez offerte aux autres. C’est à vous, maintenant.
  4. Pardonnez, non pour les autres, mais pour vous.
    Le pardon est une libération intérieure. Pas une absolution extérieure.
  5. Devenez un phare.
    Oui, vous. Même abîmé(e), surtout abîmé(e). Offrez votre lumière à ceux qui traversent encore la tempête.

Et si l’amour était la seule réponse à la cruauté ?

La méchanceté humaine ne disparaîtra pas demain. Mais chaque cœur qui refuse de répondre à la haine par la haine est une victoire. Chaque larme transformée en compassion est un miracle silencieux.

Vous êtes peut-être aujourd’hui dans la douleur. Vous avez peut-être été trahi(e), humilié(e), rejeté(e).
Mais laissez-moi vous dire ceci : vous êtes plus fort(e) que ce qu’ils ont voulu faire de vous.

Et si vous doutez, relisez ces mots que j’ai écrits pour vous, pour moi, pour tous ceux que la vie a un jour tenté de briser : « La plus belle vengeance, ce n’est pas la haine. C’est la culture de la paix, celle qui rayonne de l’intérieur. » Colonel Moulaye DAO

Alors soyez ce bonheur. Soyez cette lumière. Soyez cet amour. Parce qu’au fond, la bonté n’est pas une faiblesse. C’est le cri silencieux de ceux qui ont survécu à la cruauté… et choisi de continuer à aimer.

Avec toute ma tendresse,

Colonel Moulaye DAO
Coach en relations amoureuses, en développement personnel, auteur, conférencier, alchimiste des âmes en souffrance. Aide ceux qui croient encore en l’humanité…malgré tout.

 

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