Pourquoi le mal de l’Afrique, c’est l’africain ?

Pourquoi le mal de l’Afrique, c’est l’Africain ?

 

“Les hommes naissent innocents, mais apprennent bien vite la peur, la méchanceté et la jalousie. Pourtant, il suffit d’un éclair de conscience pour briser les chaînes invisibles qui les retiennent.” Paulo Coelho

Il était une fois un homme nommé Robert, un Camerounais au cœur noble et à l’esprit incandescent. Dès son plus jeune âge, il rêvait de bâtir quelque chose de grand, non pas pour la gloire, mais pour que son nom résonne comme une promesse : celle d’un avenir où la réussite ne serait plus perçue comme une menace, mais comme une lumière guidant d’autres âmes vers l’éveil.

Mais l’Afrique, cette terre de richesses infinies, porte aussi en son sein des ombres profondes. Des esprits enchaînés par la méchanceté gratuite, la jalousie corrosive, la haine silencieuse et le mensonge perfide. Robert allait bientôt l’apprendre.

Quand la réussite devient une malédiction

“La véritable prison n’est pas celle que l’on voit, mais celle que l’on accepte dans son âme.”  Miguel Ruiz

Brillant et audacieux, Robert entreprit de lancer sa propre entreprise dans son pays natal. Il ne voulait pas partir pour l’Occident, comme tant d’autres avant lui. Il croyait en sa terre, en son peuple, en cette Afrique vibrante d’espoir et de promesses.

Mais dès que son étoile commença à briller, des ombres se mirent à rôder autour de lui. Des regards autrefois amicaux devinrent envieux, des paroles chaleureuses se transformèrent en murmures perfides. On disait qu’il allait trop vite, qu’il prenait trop de place. “Pourquoi lui et pas nous ?”, chuchotaient certains dans l’ombre.

Un jour, un homme qu’il considérait comme un frère l’invita à déjeuner. Sans méfiance, Robert mangea avec appétit, portant un toast à leur amitié. Quelques heures plus tard, une douleur fulgurante lui tordit l’estomac. Il suffoqua. Il crut que son heure était venue. L’empoisonnement…

Le poison invisible : la haine et l’hypocrisie

C’était donc ainsi que l’Afrique traitait ses fils qui osaient rêver trop grand ?

“Le poison le plus mortel n’est pas celui que l’on ingère, mais celui que l’on laisse s’infiltrer dans notre cœur.” Laurent Gounelle

Robert survécut. Son corps fut meurtri, mais son esprit resta intact. Il comprit alors une vérité déchirante : en Afrique, la réussite n’est pas toujours célébrée. Elle est souvent perçue comme une offense.

Le plus terrible, ce n’était pas l’empoisonnement lui-même, mais ce qu’il révélait : une haine si viscérale qu’elle poussait des hommes à détruire leurs propres frères plutôt que de les voir s’élever.

Il se rappela alors les regards pleins de mépris de certains membres de sa famille, le manque d’accompagnement de ses proches, l’absence d’aide de ceux qui auraient pu lui tendre la main. On ne voulait pas qu’il échoue, non. Mais on ne voulait pas non plus qu’il réussisse trop.

Pourquoi ? Parce que dans l’esprit de certains, l’élévation de l’un signifie l’abaissement des autres. Mais était-ce une fatalité ?

Briser le cycle : la résilience d’un homme libre

“Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.” Nelson Mandela

Robert aurait pu abandonner. Il aurait pu plier sous le poids du désespoir, maudire son continent et fuir comme tant d’autres. Mais il fit un autre choix. Il choisit de pardonner. Non pas par faiblesse, mais parce qu’il savait qu’en nourrissant la haine, il ne ferait que perpétuer ce cycle infernal.

Il choisit aussi de continuer. Avec encore plus de détermination. Parce qu’il comprit que son combat n’était pas seulement pour lui, mais pour tous ceux qui viendraient après. Et surtout, il choisit de parler. De dénoncer. De briser le silence pesant qui entoure ces tragédies quotidiennes.

Comment l’Africain peut-il s’en sortir ?

“Ne fais jamais quelque chose qui va contre toi-même pour plaire à autrui.” Miguel Ruiz

Le mal de l’Afrique, ce n’est pas sa terre, ni ses richesses pillées, ni même certains de ses dirigeants corrompus. Le mal de l’Afrique, c’est l’Africain lui-même. C’est cette méchanceté qui empêche l’un de briller sans qu’un autre ne cherche à l’éteindre. C’est cette jalousie qui transforme des amis en ennemis silencieux. C’est ce manque d’accompagnement, d’entraide, de soutien, qui pousse tant de talents à s’exiler.

C’est cette hypocrisie qui fait que l’on applaudit en façade, tout en plantant des couteaux dans le dos. C’est cette croyance archaïque en l’envoûtement, cette idée que si quelqu’un réussit, c’est forcément par sorcellerie et non par le travail acharné.

Mais l’Afrique peut guérir. Elle guérira le jour où chacun comprendra que la lumière d’un homme ne fait pas d’ombre aux autres, mais éclaire au contraire le chemin pour tous. Elle guérira lorsque nous apprendrons à nous réjouir du succès d’un frère plutôt qu’à le redouter. Elle guérira lorsque nous comprendrons que la grandeur d’un peuple ne se mesure pas à la richesse de quelques-uns, mais à l’élévation collective.

Robert a survécu. Et il a prospéré. Parce qu’il a compris que la seule façon de vaincre les ténèbres, c’est de devenir une lumière plus forte encore.

Un dernier message pour toi, lecteur…Si tu es Africain et que tu ressens en toi cette brûlure du changement, cette envie de bâtir, de grandir, de créer… Sache que tu seras testé. On te calomniera. On te mettra des bâtons dans les roues. On essayera de t’éteindre.

Mais souviens-toi toujours de ceci : “Tu es là pour laisser une trace, pas pour plaire à ceux qui ont peur de ton éclat.”

Alors avance. Brille. Ose. Parce que si un seul homme se libère, il ouvre une brèche pour des milliers d’autres. Et peut-être qu’un jour, enfin, l’Afrique guérira d’elle-même.

Auteur : Colonel Moulaye DAO
Coach en relations amoureuses, en développement personnel, auteur, conférencier, alchimiste des âmes en souffrance. Aide ceux qui croient encore en l’humanité…malgré tout.

 

8 Responses

  1. “La véritable prison n’est pas celle que l’on voit, mais celle que l’on accepte dans son âme.” Magnifique citation. Elle résume avec force l’idée que les chaînes les plus puissantes ne sont pas toujours physiques, mais mentales ou émotionnelles. Quand on accepte une limite, une peur ou une oppression intérieure, on devient prisonnier sans barreaux.
    Merci pour les enseignements 🙏🏽

  2. Triste réalité… mais il faut toujours mettre Dieu au devant et avoir l’amour du prochain . Cet esprit de l’africain ( ne pas voir son prochain heureux) peut changer si nous montrons au générations futures que l’amour du prochain, la tolérance et le pardon sont les clés d’un monde meilleur.

  3. Fausse est de constater la méchanceté de l’homme africain pendant que certains applaudissent ton évolution ton combat ton bon vivre d’autres luttent pour ton échec pour ta destruction .Comme le dit un dicton ton ennemi n’est jamais loin.Mettons Dieu au devant de toutes choses.

  4. L’Africain a besoin d’apprendre à cultiver l’amour du prochain. L’union à toujours fait la force. Tant que l’égoïsme guidera les pas de l’Afrique , aucun vrai développement ne sera possible.

  5. En Afrique on t’encourage tant qu’on sait que tu ne peux pas faire mieux que nous…Le jour où on se rend compte que tu peux briller au delà de nos attentes,les sourires deviennent malheureusement des froncements de sourcils et les applaudissements d’autrefois se transforment en jalousie sombre capable d’envoutement de sorcellerie voir même d’empoisonnement…C’est très dommage!!!Mais l’Afrique s’en sortira si elle comprend que lorsqu’un seul homme se libère,il ouvre une brèche pour des milliers après lui.

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